Ce lundi 30 mars 2026, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a pris part, au Palais des Nations à Genève, à une session de haut niveau du Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des Amériques (RINDHCA). Cette rencontre s’est déroulée en marge de l’assemblée annuelle de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI), réunissant des délégations venues de tout le continent.
Les échanges ont rassemblé des institutions nationales, des organisations régionales et des partenaires internationaux autour des enjeux liés à la défense et au renforcement des droits fondamentaux, dans un contexte marqué par de fortes turbulences sociales et politiques.
Le Protecteur du citoyen, Me Jean Wilner Morin, a profité de cette tribune pour rappeler l’importance du suffrage universel. Il a souligné que les Haïtiens n’ont pas eu l’occasion de voter depuis près de dix ans, une absence de scrutin qui fragilise la démocratie et accentue la méfiance envers les institutions. Selon lui, la tenue des prochaines élections générales doit être considérée comme une priorité nationale afin de rétablir la confiance citoyenne.
Dans son intervention, Me Morin a également salué les efforts de la Police nationale et des Forces armées, mobilisées contre l’insécurité. Toutefois, il a mis en garde contre la persistance des menaces exercées par des groupes armés, particulièrement dans la vallée de l’Artibonite, où les habitants vivent sous une pression constante.
Le Protecteur du citoyen a insisté sur le fait que la sécurité constitue une condition essentielle à l’exercice des droits fondamentaux et à la participation démocratique. Sans un climat apaisé, a-t-il rappelé, les libertés individuelles et collectives restent compromises.
Par ailleurs, l’Institution nationale des droits humains (INDH) d’Haïti se prépare à comparaître devant la commission d’accréditation internationale afin de conserver son statut A, symbole de crédibilité et de reconnaissance au sein du système onusien. Cette évaluation avait été reportée en raison de recommandations non encore appliquées, que l’OPC s’engage désormais à mettre en œuvre.
La présence de l’OPC à ces assises internationales illustre sa volonté de renforcer son rôle sur la scène régionale et mondiale, tout en portant la voix des citoyens haïtiens. Elle traduit également l’importance de l’ancrage institutionnel dans la défense des droits humains, à un moment où le pays traverse une période de grande incertitude.
En conclusion, cette session du RINDHCA a rappelé que la démocratie ne peut se consolider sans élections inclusives et sans un environnement sécuritaire garantissant la dignité et la liberté de chaque citoyen. L’OPC entend poursuivre son plaidoyer pour que ces principes deviennent une réalité en Haïti.

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